Comment déculpabiliser d’être une fille normale, ou presque !

Comme les cinq doigts de la main **

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Sortie : 28 avril 2010

À voir pour ceux et celles qui aime l’univers d’Arcady. Et c’est mon cas.
Je ne vais pas vous dire que c’est le film de la décénie ; en revanche, Comme les cinq doigts de la main est loin de mériter toutes les mauvaises critiques – et elles sont nombreuses – que l’on a pu lire.
On reproche à Alexandre Arcady de faire du Alexandre Arcady ? Soit. Mais c’est comme reprocher à Woody Allen de faire du Woody Allen : c’est ce qu’on lui demande, au contraire ! Quand on aime la patte d’un réalisateur, on compte bien retrouver son empreinte dans chacun de ces films, non ?
Donc, je n’ai pas été déçue. Il y avait tous les ingrédients qui m’avait déjà tant plus dans ces précédents films, L’Union sacrée, notamment.
Alors, oui, rien de bien nouveau : une vengeance familiale sur fond de tradition juive pied noir, un peu d’action, un peu de sentiment avec la relation attendrissante qu’entretient la fratrie, bref, un petit cocktail auquel on a déjà goûté, mais qui se laisse encore boire avec plaisir.

Patrick Bruel, forçant un peu le trait du juif pied noir amène une touche d’humour à des dialogues enlevés et bien sentis. Pascal Elbé est absolument parfait en petit pharmacien frileux et trouillard. Mathieu Delarive complète parfaitement la fratrie en motard un peu rebelle mais pas trop… Pour ma part, j’ai trouvé cette fois-ci Vincent Elbaz un peu en-dessous, frôlant un peu trop à mon goût la caricature du ganster blessé (physiquement) et meurtri (moralement). Le personnage manque de crédibilité, malgré le talent de son acteur. Françoise Fabian, en mère juive de cinq garçons (excusez du peu) est, comme à son habitude, impeccable.

Le scénario, bien que très classique, fonctionne. J’ai trouvé Comme les cinq doigts de la main distrayant, et c’était tout ce que je lui demandais.
J’ai passé un bon moment.

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