Comment déculpabiliser d’être une fille normale, ou presque !

La Converse All Star Light

converseallstarnoire.jpg

Porter l’uniforme jean-baskets quand on a envie de s’habiller plus décontracté pour aller bosser, pour les jeunes trentenaires branchées que nous sommes, c’est tout simplement incontournable.
Mais encore faut-il trouver les bonnes baskets…
Il est vrai que nous avons été absolument ravies, il y a quelques années, du retour de la Converse de nos quinze ans. Pourtant, il faut être honnête, même si on en a toutes au moins deux paires dans notre dressing, elles nous donnent quand même un petit look d’ado qui jure cruellement avec notre trentaine épanouie ! Un peu trop masculine, importable avec des robes si l’on a plus de dix-sept ans, et j’en passe…

Mais voici arrivée la petite nouvelle : la Converse All Star Light.

Sa semelle plus fine, sa ligne profilée et sa pointe plus pointue proche d’une coupe de ballerine apporte LA touche de raffinement qu’il manquait à la classique.
On pourra ainsi laisser la basket Bensimon aux très jeunes filles, et mettre un peu de côté les ballerines qui commencent à prendre doucement le chemin de la sortie.

J’opterais plutôt pour la version basse, qui permet de casser l’aspect « sport », et de les porter notamment avec une petite veste cintrée.
Sa ligne plus fine permet également, contrairement à sa grande sœur, de l’assortir avec toutes nos robes, à condition que ces dernières ne soient pas trop habillées (interdiction de les mettre le soir, donc !). Mais pour toutes nos petites robes de jour, colorées, à motifs liberty et autres, on peut foncer sans crainte.
Vous pourrez également les porter avec votre jean boyfriend, mais attention à ne pas le roulotter trop haut sur la cheville, et à choisir un petit haut très féminin et près du corps, pour la petite note glam’.

Pour les fanatiques du shopping sur le Net, il faut penser à choisir une taille au-dessus de votre pointure habituelle.

Et un petit conseil pour la route : comme dans toutes les Converse, on transpire beaucoup ; alors ne les portez pas pieds nus ! Mon petit truc à moi, les protège-pieds en nylon que l’on met d’habitude dans les escarpins (Trotting de Well, par exemple) pour éviter les ampoules. Vous les trouverez en grandes surfaces par lot de deux dans le rayon des collants, bas et mi-bas. C’est insoupçonnable et très efficace !

Allez, toutes en Converse Light, mesdemoiselles !

26 avril, 2010 à 14:16 | Commentaires (2) | Permalien


Un jean boyfriend pour cet été, les filles ?

jeanboyfriend.jpg On l’a toute vue depuis des mois, la Katie Holmes, porter son jean boyfriend en toutes circonstances.
Ah, comme nous sommes de faibles femmes écervelées, frivoles et influençables ; car bien évidemment, l’été se passera avec, ou ne se passera pas.
Il m’en faut un !!! Et il me le faut là, maintenant, tout de suite. Si, si c’est urgent ; non, je n’ai pas de travail en retard – je pousse discrètement sur le côté de mon bureau les piles de dossiers, ni vu, ni connu.
J’épluche mes magazines préférées, scrute le look des people sur Internet, épie aux terrasses des cafés… Histoire de ne pas commettre the fashion faux-pas.
J’emprunterais bien le vieux Levi’s de mon homme, histoire de vraiment la jouer à fond, le seul problème, c’est que fin comme il est mon amoureux, son jean ne monterait pas plus haut que la moitié de mes cuisses. Pourquoi donc se faire du mal inutilement ?
Bon, soyons raisonnable, tout pousse à croire que dans six mois ce fameux jean boyfriend ultra tendance sera déjà totalement démodée et juste bon à sortir les poubelles – je parle du jean, bien sûr, pas du boyfriend, quoi que… –, alors on va quand même faire attention au budget.
Direction H&M. Je suis un peu pressée, pas le temps d’essayer, j’en trouve un de la bonne couleur, juste comme il faut, pour un prix imbattable. Et en plus, il y a ma taille !! Un jour de veine comme je les aime.
Arrivée à la maison, je fonce dans ma chambre, devant la glace, pour la séance d’essayage : euh, quand nos bibles de la mode parlent de « coupe un peu large », est-ce que cela sous-entend que l’on peut inviter une copine dans son jean ? Non ? Ah, dans ce cas il faudrait que je songe à prendre trois tailles en-dessous et ce sera parfait.
Re-direction H&M pour l’échanger.
Cette fois, il me va ; d’une façon peut-être un rien expérimentale, mais il me va. ça, c’est fait.
Et là, une question majeure me vient, je sens des gouttes de sueur glisser peu à peu le long de mes joues : AVEC QUOI JE LE PORTE ???????
Je reprends mon calme et me remobilise ; je sors les ballerines – on ne va pas tenter les escarpins sans un minimum de préparation psychologique –, la ceinture chic et le petit haut ajusté qui va bien. Un conseil amical : laissez tomber le total look avec chemise bucheron, si Katie s’en sort honorablement, nous on ressemble juste à une adolescente du début des années 1990, ce qui n’est pas, vous en conviendrez, le but recherché.
Je suis prête… pour la séance « ourlets roulottés ». Et bien oui, c’est Cosmo qui l’a dit, il doivent être roulottés les ourlets. Oui, mesdemoiselles !
Et là, alors que j’ai une tonne et demie de boulot à rattraper et le bébé qui attend à la crèche, je passe deux p… d’heures à roulotter mon jean boyfriend.
Je crois qu’il faudrait vraiment que je repense mes priorités.

21 avril, 2010 à 12:35 | Commentaires (2) | Permalien


Le frère ennemi

Pourquoi un frère et une sœur se détestent-ils depuis l’enfance ? La pression des parents qui sont finalement, malgré toute leur bonne volonté, incapables de ne pas faire de distinction entre leurs enfants ? Une incompatibilité génétique depuis la naissance ? Ou tout simplement le fait que la famille, même très proche, n’induit pas forcément l’amour.
J’ai culpabilisé la moitié de ma vie de ne pas m’entendre avec mon frère. Je regarde toujours d’un œil admiratif et envieux les fratries unies, soudées, où chacun se soucie du bien-être et du bonheur des autres.
Mais que faire quand les différences sont si nombreuses qu’elles vous séparent ? Si ce n’était pas mon frère, me sentirais-je obligée de l’aimer un peu ?
Des années de coups bas réciproques et de non-dits ont eu raison de notre fratrie à nous. C’est regrettable, c’est vrai. On apprend à l’accepter, à vivre avec. Parfois, j’en oublie presque que j’ai un frère. Mais on n’oublie jamais vraiment. Ce serait si simple pourtant…
Alors, j’envoie valser avec fougue ceux qui m’affirment le contraire. Non, ce n’est pas parce que l’on a grandi ensemble que l’on doit obligatoirement s’aimer. Se respecter peut-être, mais ça s’arrête là.
Je ne suis pas la sœur dont il rêvait, il n’est pas le frère dont je rêvais. L’accepter, c’est déjà faire un pas, que j’ai enfin franchi. Et croyez-moi si je vous dis que, d’un coup, on se sent plus léger.

20 avril, 2010 à 20:27 | Commentaires (0) | Permalien


Revoir une amie d’enfance

terrassecaf.png Les beaux jours arrivent enfin, et, avec eux, les rencontres impromptues aux terrasses des cafés. Qui n’a jamais fait cette expérience de croire reconnaître à la table d’à côté un visage familier. On y va ? On n’y va pas ? Me voici face à face avec une amie d’enfance – celle dont on a encore les photos à l’âge de huit ans à notre anniversaire avec sa jolie robe et ses nattes. Et puis on n’était pas si copines que ça à l’époque…
Mais voilà, dix ans ont passé. Et visiblement elle non plus n’a pas chômé pendant toutes ces années. Je vois une petite fille courir tout autour d’elle, et remarque son ventre bien rebondie. Elle attend le second ; c’est un petit garçon. Elle accouche dans trois semaines.
La dernière fois que l’on s’est vue, on parlait mode (un peu), mecs (beaucoup) et ragots en tout genre, bien sûr, nos vingt ans oblige.
Aujourd’hui, nous voilà lancées dans des discussions sur la grossesse, les enfants, les problèmes de garde, le boulot. Bref, au cas où on l’aurait oublié, on est bel et bien devenu des adultes (pour ma part, en apparence en tout cas !). J’entends parler de tous les gens que j’ai cherché à éviter depuis tout ce temps. Elle me donne des nouvelles de tout ce petit monde, les anciens de l’école, du collège, du lycée, et j’ai du mal à me sentir concernée.
Raconter dix ans en une heure et demie, c’est artificiel et absurde.
On se dit que l’on va se revoir, que l’on a nos numéros maintenant, sachant pertinemment qu’aucune des deux ne rappellera l’autre.
La vie est ainsi faite, que l’on n’a plus de place pour le passé dans nos présents. Et c’est peut-être pas plus mal comme ça, finalement…

19 avril, 2010 à 16:06 | Commentaires (0) | Permalien


La grossesse : quelle est la c… qui a dit que c’était génial ?

Arrêtons la pensée formatée et déculpabilisons : j’ai DÉTESTÉ être enceinte !

Étrangement, lorsque je le dis haut et fort, on me regarde de travers. Alors il faut préparer le plan B, la phrase politiquement correcte. Oh mais en cherchant un peu je vais trouver, attendez : « Le bonheur de sentir ce petit être en devenir bouger en moi me procure une serenité sans équivalent connu. »
Ah, elle est pas mal, celle-là, je la garde.

Simplement, mieux vaut éviter de préciser que mes côtes se souviennent encore des coups de pied monumentaux de mon adorable bambin, que j’ai pris 30 kilos, que j’ai eu tous les effets secondaires qu’il nous soit donné d’avoir (dont certains restent encore une énigme médicale), avec pour seule réponse à mes sanglots longs : « Prenez donc du Doliprane ». Tant est si bien que lorsque je croise une boîte de paracétamol aujourd’hui, je declenche instinctivement une crise d’urticaire. Même révulsion pour le Gaviscon, qui n’a jamais rien soigné si ce n’est mon goût pour le dentifrice à la menthe.

9 mois de grossesse, p… ça a été long !
Mais enfin, on arrive au bout de l’aventure, jour J moins une semaine, et mon obstétricien m’annonce souriant et serein qu’on va finir en beauté : une césarienne. Ah, le nom est joli pourtant.
J’attends fébrilement la date convenue, avec le secret espoir qu’ils aient changé leurs méthodes depuis César… Mais en fait, pas vraiment.
Et la perfusion de Morphine, ça ne vous embête pas si je la garde, euh, disons un mois ou deux ? Non, parce que là, le gentil monsieur en blouse verte vient quand même de m’ouvrir le ventre pour en faire sortir un ballon de foot, et j’ai, comment dire, un petit peu MAL.

Oui, oui, oui… Il est magnifique mon fils. Parfait. Deux bras, deux jambes, un ravissant petit nez, parfait… Je suis comblée. Si, si, mais c’est intérieur, c’est tout. Ah, pardon, j’ai oublié de sourire sur la photo. Oui, c’est ça, on la refait. Désolée, je ne me lève pas pour vous embrasser, sinon j’ai peur de perdre un organe (ou vous mordre violemment l’oreille, juste comme ça, histoire de me calmer un peu).

Et puis, je regarde finalement dans le berceau juste à côté de moi, et à cet instant, je ne sais pas, un peu de sorcellerie hormonale sans doute, mais je m’adoucis.
img0033.jpg

Si j’en veux un deuxième ? Mais pour quoi faire ? il est déjà parfait celui-là…

16 avril, 2010 à 15:51 | Commentaires (0) | Permalien


La frange : le cauchemar des bouclées !

Je me décide enfin : je cède à la fatale attraction de la frange.
Pas trop courte, surtout, et sur le côté, bien sûr. Je sors de chez le coiffeur, j’ai bien tout expliqué à la dame ; elle est parfaite, raide, soyeuse ! La classe !
Mais le lendemain, c’est la catastrophe. J’avais omis un léger, un insignifiant petit détail : j’ai les cheveux BOUCLÉS !!! je me réveille avec la coupe de Cameron Diaz dans Mary à tout prix ! En pire. Je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, le petit va bientôt se réveiller, l’appart n’est pas encore rangé, la litière des chattes pas encore nettoyé, et je dois être au boulot dans une heure ; bref, la journée qui commence, et je n’ai pas beaucoup de temps pour sauver les apparences et rendre à ma nouvelle super frange son aspect d’origine.
Et là , je trouve THE truc imparable : ma casquette Gavroche. Ma nouvelle meilleure amie. Parce que le séchoir, c’est une chose, la première étape à ne pas rater, certes, mais après ? Que fait-on quand il faut affronter les éléments déchaînés ? La pluie et les cheveux bouclés sont, vous en conviendrez, des ennemis jurés. Mais c’était sans compter sur l’appui précieux de ma miraculeuse et providentielle casquette beige dénichée au magasin DIESEL de Rome pendant des vacances avec mon amoureux.
Le bébé sous le bras, mon blouson en cuir sur le dos, ma casquette vissée sur la tête, et ma frange bien à l’abri, je fonce direction la crèche.
Un quart d’heure plus tard, j’arrive au boulot, j’enlève ma casquette, et là, la magie a opéré, l’objet déjà fétiche a fait tout le travail : ma frange est juste FABULEUSE ; parfaite, raide, soyeuse… à nouveau !
Le bonheur tient à si peu de choses…
img0539.jpg

16 avril, 2010 à 15:47 | Commentaires (0) | Permalien